La pandémie et la fermeture des frontières chinoises ont illustré la dépendance des économies à la seconde puissance mondiale. Face à la relocalisation de certaines productions par les États-Unis et leurs alliés, Pékin tente de réduire sa dépendance à l’extérieur.

Wang Chun / CFoto / CFOTO via AFP
C’est un peu hébété que le monde a regardé la Chine se fermer en 2020 pour faire face à l’épidémie de Covid, entraînant la plus importante chute de production de l’histoire contemporaine. De l’Asie à l’Europe, on réalise alors la place prise par Pékin dans l’économie et les chaînes de valeur mondiales.
L’empire du Milieu semble ne jamais avoir aussi bien porté son nom et, à l’époque, représente à lui seul 20 % du produit intérieur brut (PIB) global et plus des deux tiers du commerce international. En quelques semaines, d’un pays à l’autre, les économies se retrouvent devant un précipice qui menace d’engendrer un chômage massif.
La dépendance des chaînes d’approvisionnement logistiques à la...