Les récentes pluies viennent au moment opportun pour l’arboriculture fruitière, notamment pour l’olivier dont la superficie productive est de près de 360.000 hectares.
Rendements : L’impact positif des dernières pluies est notable sur l’état végétatif des céréales d’automne, avec 40 % des surfaces jugées en bon état et 49 % en état moyen. Cette amélioration laisse présager des rendements supérieurs aux prévisions initiales.
S’enquérir des impacts des récentes précipitations sur la campagne agricole, notamment les cultures des céréales, des oléagineux et l’arboriculture. C’est l’objectif de la visite de terrain qu’a effectuée le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari, le 21 mars 2025, dans la préfecture de Meknès et les provinces d’El Hajeb et Ifrane. Cette visite a également été l’occasion d’échanger avec des agriculteurs et des éleveurs sur la situation de la campagne agricole. «Au niveau de la région Fès-Meknès, après un début de saison marqué par un déficit pluviométrique inquiétant, les dernières semaines ont enregistré des précipitations significatives qui ont amélioré l’état des cultures et ravivé l’espoir des agriculteurs et des éleveurs.
A noter que le cumul pluviométrique moyen dans la région s’élève désormais à 332,5mm», indique la même source. Et d’ajouter : «L’effet positif des dernières pluies est manifeste sur l’état végétatif des céréales d’automne, avec 40% des surfaces jugées en bon état et 49% en état moyen. Cette amélioration laisse présager des rendements supérieurs aux prévisions initiales».
Comme le fait savoir le département de l’agriculture, la superficie cultivée en céréales d’automne est de près de 650.000 hectares dont plus de 11.000 hectares irrigués. «La culture du blé tendre représente 48% de cette superficie, suivi du blé dur avec 26% puis la culture de l’orge», précise la même source. Pour sa part, la culture des oléagineux occupe près de 1.500 hectares, dont 46% de colza et 54% de tournesol.
«Les récentes pluies viennent au moment opportun pour l’arboriculture fruitière, notamment pour l’olivier dont la superficie productive est de près de 360.000 hectares, soit 77% de la superficie arboricole», argumente le même département notant par ailleurs que les cultures maraîchères de pomme de terre et de l’oignon dans la région sont très positivement impactées par ces pluies. Il faut dire que la région Fès-Meknès produit à elle seule presque la moitié de la production nationale d’oignon et 20% de la production nationale de pomme de terre. Lors de sa visite, le ministre s’est rendu à la commune territoriale Tigrigra dans la province d’Ifrane.
Il a visité un périmètre pastoral de 2.000 ha exploité par une association constituée de près de 90 éleveurs d’ovins et caprins disposant d’un cheptel d’environ 15.500 têtes.
Le responsable gouvernemental a eu des échanges avec les éleveurs de l’association autour de la situation du cheptel dans la province et l’importance de la filière dans l’économie nationale. «Les parcours sylvopastoraux et pastoraux de la région qui s’étendent sur 1,8 million d’hectares affichent une bonne amélioration du couvert végétal renforçant ainsi la disponibilité des ressources fourragères pour l’élevage extensif. Les races dominantes sont la race Timahdite et la race Beni Guil», relève dans ce sens le département de l’agriculture.
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Un engagement continu vers les agriculteurs et les éleveurs
Accompagnement.
Au cours de sa visite dans la région, le ministre a rencontré les membres de la Chambre régionale de l’agriculture. L’occasion a été d’aborder la situation de la campagne agricole et les problèmes auxquels sont confrontés les agriculteurs et les éleveurs. Dans ce sens, le responsable gouvernemental a souligné l’engagement continu des services du ministère de l’agriculture à renforcer l’accompagnement des agriculteurs, à rester à leur écoute, à renforcer les projets de modernisation des systèmes d’irrigation et à promouvoir des solutions innovantes pour une agriculture durable et résiliente. «En effet, l’adoption de technologies intelligentes face au climat apparaît aujourd’hui comme une réponse incontournable pour sécuriser la production agricole, garantir la pérennité du développement agricole et soutenir l’économie rurale», rapporte le département de l’agriculture.