Éditorial : Subtil dosage
A Addis-Abeba, le Maroc a fait le plaidoyer pour une Afrique plus audacieuse et plus confiante en ses potentialités. A la faveur de son statut de président de la 57ème session de la Commission économique pour l’Afrique, le Maroc, en la personne de son ministre de l’industrie et du commerce, Ryad Mezzour, a appelé à […]
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A Addis-Abeba, le Maroc a fait le plaidoyer pour une Afrique plus audacieuse et plus confiante en ses potentialités. A la faveur de son statut de président de la 57ème session de la Commission économique pour l’Afrique, le Maroc, en la personne de son ministre de l’industrie et du commerce, Ryad Mezzour, a appelé à une véritable rupture en termes d’actions stratégiques pour accompagner la mise en œuvre de la ZLECAf (lire article en page 9). Les modèles de nouvelles démarches ont déjà été éprouvés au Maroc même dans divers domaines, notamment le déploiement des technologies, la transition énergétique, la transformation industrielle au regard des défis de la durabilité et de la souveraineté, la fluidification de la mobilité sans oublier des modèles économico-financiers comme le partenariat public-privé, les financements innovants et autres nouveaux mécanismes. Les expériences des uns et des autres, avec leurs échecs et leurs succès, peuvent et doivent servir de benchmark. Car l’émergence de l’Afrique ne pourra se faire qu’à travers une réelle intégration de ses économies. Et cette intégration passe inévitablement par un subtil dosage entre compétition et complémentarité, une combinaison optimale entre le partage des expériences et l’entraide, d’un côté, et, de l’autre, la nécessaire spécificité nationale.