#Mbour – Renforcement des services vétérinaires en Afrique de l’Ouest : Pour la santé animale et humaine

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#Mbour – Renforcement des services vétérinaires en Afrique de l’Ouest : Pour la santé animale et humaine
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L’atelier régional tenu à Saly pour évaluer les progrès réalisés dans l’exécution des plans nationaux de formation des services vétérinaires des pays bénéficiaires du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps-2), qui marque une étape clé après trois années de mise en œuvre, a réuni des experts en santé animale des six pays concernés : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Sénégal. Tout le monde a fait un constat alarmant : «En plus d’un manque de ressources humaines qualifiées, les services vétérinaires souffrent d’un déficit en personnel, tant en nombre qu’en qualité», affirme Anta Diagne Faye, vétérinaire et chargée des activités de formation à la Coordination régionale du Praps. Ce constat, mis en évidence par les missions d’évaluation de l’Organisation mondiale de la santé animale (Omsa), a conduit à la recommandation de renforcer les capacités des agents vétérinaires à travers des formations adaptées. Dans cette optique, le Praps accompagne les pays bénéficiaires dans l’élaboration et la mise en œuvre de Plans nationaux de formation (Pnf). «L’objectif est de permettre aux services vétérinaires de mieux surveiller et contrôler les maladies animales, mais aussi d’assurer la santé publique à travers l’inspection des denrées alimentaires d’origine animale et des médicaments vétérinaires», explique Mme Faye. En trois ans, des progrès notables ont été enregistrés. Au Sénégal, par exemple, 90 étudiants sont actuellement en formation à l’Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires (Eismv) de Dakar pour devenir docteurs vétérinaires. En parallèle, plus de 20 étudiants sont inscrits en Master pour une formation destinée à renforcer les compétences du personnel en poste. Des formations continues sont également mises en place pour renforcer les capacités des agents de terrain, notamment en matière de surveillance épidémiologique et de contrôle des médicaments vétérinaires. Cependant, les défis restent majeurs. «Le secteur de la santé animale est encore sous-doté. Nous avons besoin de davantage de financements pour garantir une mise en œuvre complète des plans nationaux de formation», plaide Mme Faye. Le Praps, bien qu’acteur central du renforcement des capacités vétérinaires, ne peut à lui seul porter cette mission. «Nous lançons un appel à tous les acteurs de l’élevage et de la santé animale pour qu’ils apportent leur soutien. La formation a un coût, et il est impératif d’y investir», insiste-t-elle. L’atelier régional vise également à mutualiser les expériences entre pays pour identifier les meilleures pratiques et définir les priorités des prochaines années. L’un des axes majeurs sera de garantir que les services vétérinaires soient conformes aux normes internationales, afin d’assurer la sécurité sanitaire des populations. Dans un contexte où la souveraineté alimentaire devient un enjeu stratégique, la question de la santé animale est plus que jamais centrale. «On ne peut pas parler de souveraineté alimentaire sans parler de l’élevage et des services vétérinaires. L’alimentation doit être saine, et ce sont ces services qui assurent le contrôle», souligne Mme Faye. Elle rappelle ainsi l’importance de renforcer ces structures : «Les médecins soignent les hommes, mais les vétérinaires soignent l’humanité. Soutenir les services vétérinaires, c’est contribuer directement à la sécurité alimentaire et à la santé publique.» A l’issue de l’atelier, les participants espèrent aboutir à un plan d’action commun intégrant les nouveaux besoins de formation et les stratégies de financement. L’objectif final est clair : bâtir des services vétérinaires solides et efficaces pour garantir un élevage durable et une alimentation saine en Afrique de l’Ouest. Par Alioune Badara CISS – abciss@lequotidien.sn L’article #Mbour – Renforcement des services vétérinaires en Afrique de l’Ouest : Pour la santé animale et humaine est apparu en premier sur Lequotidien - Journal d'information Générale.