Affaire Kadhafi : la femme de Sarkozy risque désormais gros

Depuis la mort du guide libyen Mouammmar Kadhafi, les liens entre l’ancien président français Nicolas Sarkozy et le régime de Kadhafi continuent de susciter des interrogations. Le début de cette affaire remonte à l’élection présidentielle française de 2007, durant laquelle Sarkozy aurait, selon des accusations initiales portées par Ziad Takieddine, bénéficié de financements illicites en […]

Affaire Kadhafi : la femme de Sarkozy risque désormais gros
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Depuis la mort du guide libyen Mouammmar Kadhafi, les liens entre l’ancien président français Nicolas Sarkozy et le régime de Kadhafi continuent de susciter des interrogations. Le début de cette affaire remonte à l’élection présidentielle française de 2007, durant laquelle Sarkozy aurait, selon des accusations initiales portées par Ziad Takieddine, bénéficié de financements illicites en provenance de Libye. Ces fonds auraient été essentiels à la campagne qui a mené Sarkozy à l’Élysée. Malgré la rétractation spectaculaire de Takieddine en 2020, affirmant avoir été manipulé par le juge Tournaire pour incriminer Sarkozy, la justice française n’a cessé de dérouler le fil de ces allégations. La dernière évolution de cette enquête met en lumière un nouveau protagoniste inattendu : Carla Bruni, l’épouse de Nicolas Sarkozy. Convoquée par un juge d’instruction ce mardi, elle est suspectée d’avoir demandé l’installation d’une ligne téléphonique secrète fin 2019. L’objectif présumé de cette manœuvre serait de faciliter des communications avec Michèle Marchand, surnommée « Mimi », afin d’orchestrer la rétractation de Takieddine. Les enquêteurs se concentrent sur ce nouvel élément qui pourrait relier directement Mme Bruni aux efforts pour blanchir son mari des accusations portées contre lui. Selon les informations recueillies, cette ligne téléphonique n’aurait jamais existé aux yeux de Mme Bruni qui dément également toute connaissance des détails du voyage de Mimi Marchand à Beyrouth pour rencontrer Takieddine. Toutefois, des éléments contradictoires recueillis par les enquêteurs semblent remettre en question la version des faits de l’ancienne première dame de France. Dans le cadre de cette investigation, Nicolas Sarkozy, qui fait face à des accusations de recel, de subornation de témoin et association de malfaiteurs depuis octobre dernier, continue de nier tout méfait. Les investigations continuent de révéler la complexité et l’ampleur des relations entre l’entourage de l’ancien président et le régime de Kadhafi, ajoutant des couches de mystère à une affaire déjà marquée par des retournements judiciaires et médiatiques. Chaque audition et chaque révélation apportent de nouvelles nuances à une saga judiciaire qui ne cesse de tenir en haleine la sphère politique et médiatique française, tout en soulignant l’importance des enquêtes judiciaires dans la lutte contre les malversations politiques et le financement illégal des campagnes. Source: https://lanouvelletribune.info/