En prélude à la Journée mondiale de l’eau (JME), célébrée chaque 22 mars, la Direction nationale de l’hydraulique (DNH) a organisé, le jeudi 20 mars, une conférence de presse à Bamako. Ce, pour : sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur l’importance de cette journée et les défis liés à l’eau au Mali.
Au nombre les intervenants lors de cette conférence de presse, figuraient : Issaka Sangaré, chargé de communication et campagnes chez WaterAid, Sékou Diarra, directeur national de l’hydraulique, Boureima Tabalaba, directeur du CN-CIEPA Wash, et Dr Karounga Keïta, directeur de Wiso. Deux thématiques majeures ont été mises en avant : « Les effets de la fonte des glaciers sur le cycle de l’eau au Mali » et « La problématique de la pollution des cours d’eau au Mali ».
Comme chaque année, le Mali se joint à la communauté internationale pour marquer cette journée dédiée à la sensibilisation sur les enjeux liés à l’eau, notamment l’accès à une eau potable et la nécessité d’agir pour faire face à la crise mondiale de l’eau. L’objectif principal est de soutenir la réalisation de l’Objectif de développement durable n°6 (ODD6) : garantir l’accès universel à l’eau et à l’assainissement d’ici 2030.
Selon Sékou Diarra, le Directeur National de l’hydraulique cette édition intervient dans un contexte mondial marqué par l’aggravation des effets du changement climatique, la croissance démographique et la multiplication des conflits liés à l’eau. « Ces phénomènes constituent une menace réelle pour la protection et la conservation de notre ressource la plus précieuse, l’eau », a-t-il souligné.
Il est également revenu sur l’importance des thèmes choisis cette année, rappelant que la fonte des glaciers a un impact direct sur le cycle de l’eau au Mali. « Nous voulons attirer l’attention des citoyens sur la nécessité d’une gestion durable de nos ressources en eau dans un contexte de changement climatique », a-t-il déclaré. Il a ajouté que cette journée vise aussi à inspirer les décideurs et les acteurs du secteur à approfondir leurs connaissances sur les conséquences de ces phénomènes.
L’autre enjeu majeur abordé lors de cette conférence est la pollution des cours d’eau au Mali, un problème alarmant. Le fleuve Niger, principal cours d’eau du pays, subit de plein fouet les effets des déchets toxiques d’origine humaine, menaçant son équilibre écologique et sa pérennité.
« Pire encore, nos ressources en eau continuent de se dégrader, non seulement à cause des impacts du changement climatique, mais aussi et surtout en raison des actions et pratiques humaines », a alerté un des intervenants. Face à ces défis, les experts ont insisté sur l’urgence d’une prise de conscience collective et d’une action concertée pour préserver cette ressource vitale, essentielle au développement durable du Mali.
Par Fatoumata Coulibaly