A moins de dix jours de la fête de Tabaski : Les tailleurs confrontés à des défis électriques

A quelques jours de la Fête de Tabaski, l’une des célébrations les plus importantes du calendrier musulman, approche à grands pas. Les tailleurs se retrouvent plus que jamais confrontés à des défis sans précédent dus aux délestages électriques. Ces coupures de courant fréquentes perturbent gravement leurs activités à un moment où la demande pour leur […]

A moins de dix jours  de la fête de Tabaski : Les tailleurs confrontés à des défis électriques
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A quelques jours de la Fête de Tabaski, l’une des célébrations les plus importantes du calendrier musulman, approche à grands pas. Les tailleurs se retrouvent plus que jamais confrontés à des défis sans précédent dus aux délestages électriques. Ces coupures de courant fréquentes perturbent gravement leurs activités à un moment où la demande pour leur service est à son apogée. La Fête de Tabaski, également connue sous le nom d’Aïd al-Adha, est l’occasion pour de nombreux Maliens de se parer de nouveaux vêtements confectionnés spécialement pour l’occasion. Les tailleurs, qui jouent un rôle central dans cette préparation, voient leur charge de travail augmenter considérablement à l’approche de la fête. Cependant, cette année, les délestages électriques récurrents compliquent leur tâche. Moussa, un tailleur établi à Bamako, exprime sa frustration : « Nous travaillons jours et nuits pour répondre aux commandes de nos clients. Mais avec les coupures de courant, nos machines s’arrêtent souvent, ce qui nous empêche de respecter les délais ». Les machines à coudre et autres équipements électriques essentiels à leur activité deviennent inutilisables lors des délestages, ralentissant ainsi le processus de production. Pour pallier ces interruptions, certains tailleurs tentent de recourir à des générateurs électriques. Cependant, cette solution s’avère souvent coûteuse et pas toujours viable. « L’achat de carburant pour les générateurs augmente nos coûts de production. Nous devons parfois répercuter ces coûts supplémentaires sur nos clients, ce qui n’est pas toujours bien reçu », explique Fatoumata, une autre couturière de la capitale. Les interruptions fréquentes de l’électricité ne compromettent pas seulement la quantité de travail accompli, mais aussi la qualité des vêtements confectionnés. Les tailleurs doivent souvent interrompre leur travail en cours, ce qui peut mener à des erreurs ou à des finitions moins soignées. De plus, les délais de livraison sont souvent repoussés, ce qui entraîne des frustrations tant pour les artisans que pour leurs clients. Face à cette situation critique, les tailleurs maliens appellent à une intervention des autorités pour améliorer la situation électrique du pays, particulièrement en période de fêtes. Ils espèrent que des mesures temporaires, comme la réduction des coupures de courant ou le soutien aux petits entrepreneurs pour l’achat de générateurs, pourront être mises en place pour alléger leur fardeau. Pendant que la Fête de Tabaski approche, les tailleurs et autres couturiers continuent de travailler d’arrache-pied malgré les défis posés par les délestages électriques. Leur résilience et leur détermination à fournir des vêtements de qualité pour cette occasion spéciale témoignent de leur dévouement et de leur importance dans la culture malienne. Djibril Diallo